Maman Gestion Colere

La gestion de la colère chez les 5 – 12 ans

On voit beaucoup de crises chez les tout-petits. Pendant la petite enfance, l’enfant apprend à vivre avec ses émotions, les reconnaître et les extérioriser adéquatement. Cela n’est cependant pas totalement acquis à l’entrée au primaire. La colère est une émotion très difficile à apprivoiser et à gérer. Plusieurs adultes y arrivent même difficilement. Si vous avez un enfant qui fait de grosses colères, il est primordial de l’accompagner dans celles-ci. La gestion des émotions est acquise et non pas innée pour l’humain. Voici quelques étapes pour le guider : 

Aider l’enfant à reconnaître l’émotion

Lorsque vous voyez l’enfant en colère, vous pouvez lui nommer le ressenti. Par exemple « Je vois que tu es en colère ». Si l’enfant ressent autre chose, par exemple de la tristesse, il vous le dira. 

Vous pouvez aussi lui nommer les indices qui permettent de reconnaître son émotion. Par exemple, nommer « Je vois que tu es en colère, tu sers les poings » ou alors « Je vois que tu es en colère, tu lances des objets » ou « Tu parles fort ». Votre enfant pourra, par la suite, associer sa propre émotion aux indices dans son corps. 

Il est primordial, lors de tout le processus, de parler sur un ton doux et rassurant pour aider l’enfant à se calmer. 

Aider l’enfant à s’exprimer

L’enfant vit une colère pour une raison. Elle peut vous sembler totalement banale, voir illogique. Il est cependant important de le laisser nommer les raisons de sa colère en entièreté, sans le couper. Cela l’aidera à vivre une partie de sa colère. Ne vous sentez-vous pas mieux quand vous nommez à votre entourage quelque chose que vous aviez sur le cœur? 

Par contre, et Nancy Doyon le souligne également, il est très important de ne pas céder à la demande de l’enfant pour éviter de le mettre en colère. Si un « Non » a déclenché une crise, il faut absolument conserver le non. Sinon, l’enfant apprend qu’en faisant une crise de colère, il obtient ce qu’il veut. Et ça, on veut pas ça!

Trouver un moyen avec l’enfant

À ce moment, on aide l’enfant à trouver un moyen qui n’est pas dommageable pour les autres. On insiste en lui expliquant qu’il a le droit d’être en colère, mais qu’il n’a pas le droit de blesser les autres ou de briser du matériel. 

On a tous un moyen pour faire sortir la colère. Que ce soit courir, faire du ménage, pratiquer la boxe, … Trouvez, avec votre enfant, un moyen qui l’aide à se vider de sa colère. Il peut trouver plusieurs moyens interchangeables. De nombreux moyens existent dans les commerces ou à fabriquer soi-même, comme des coussins à colère, des boîtes à soucis ou des boîtes à colère, par exemple. 

Il peut aussi changer son moyen à l’occasion, quand le premier moyen ne suffit plus. Vous serez là pour le guider et lui faire réaliser que son moyen ne convient pas, et que la colère n’a pas disparu. Ou au contraire, que celle-ci est disparue en tout ou en partie. 

Le colèromètre est un bel outil qui peut vous aider avec votre enfant à évaluer où il se situe. Cet outil a été développé par l’organisme l’Avenue, Justice internationale. 

Permettre à l’enfant de s’éloigner ou de se retirer

C’est important de laisser à l’enfant l’occasion de prendre du recul. Certaines personnes ont besoin de régler la situation maintenant, mais ce n’est pas le cas de tous. Si l’enfant se cache, s’enferme, se sauve, … Laissez-le prendre un moment loin de vous. En sécurité, bien entendu!! 

Nommez-lui simplement, lorsqu’il est retiré, qu’il devra revenir vous voir une fois calmé pour faire un retour. 

Nancy Doyon souligne d’ailleurs que « À trop en faire pour consoler l’enfant, on lui renvoie l’impression qu’on se sent coupable et qu’il n’est pas normal de vivre des frustrations. »

Donner du temps avant le retour 

Ce point est directement en lien avec le précédent. Donnez à votre enfant tout le temps nécessaire pour se calmer. Il est inutile de lui demander de revenir à ses activités avant d’avoir complètement calmé sa colère. Plus votre enfant développera des outils, moins les colères seront longues. Il faut cependant savoir que le sommet de la crise est un moment où l’enfant n’est pas réceptif du tout. Il ne sert donc à absolument rien d’insister. 

Se calmer soi-même

Lorsque notre enfant est en colère, il est souvent facile de grimper aussi sur ses grands chevaux et de se mettre soi-même en colère. Votre enfant a besoin d’un adulte calme, disposé à l’aider. Il est donc primordial de vous-même trouver des trucs pour passer au-travers de votre colère et ainsi être disposé à l’aider. 

 

Je termine en mentionnant que seul le temps aidera à la maitrise de la colère. Il est donc important de se donner du temps, d’être patient et constant dans vos interventions. Cela portera fruit, je vous l’assure. 

 

Références : 

Atelier La gestion de la colère, Trucs et astuces, Stéphanie Roy, Anne-Julie Gagnon, intervenantes à L’Avenue, justice alternative, https://educationspecialisee.ca/wp-content/uploads/2018/02/4_Trucs_et_Astuces_La_gestion_de_la_colere.pdf

 

Les coussins à colère , https://precieuxmoments.fr/2016/01/29/diy-gerer-les-emotions-avec-un-coussin-de-la-colere/ 

Les crises de colère, 

https://educationspecialisee.ca/wp-content/uploads/2018/02/crises-de-colere.pdf 

12 trucs pour accompagner l’enfant en crise, Nancy Doyon, https://www.sosnancy.com/12-trucs-pour-accompagner-lenfant-en-crise/ 

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